



Commencé en 2000 comme un projet solo, LEM devient un trio pour l’enregistrement de son deuxième album Soulstreet (Dokidoki) lorsque Nicolas Ekla (Les Brochettes, Ming) fait appel à la basse de Wilf Plum (légendaire batteur de Dog Faced Hermans et Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp) et aux claviers de Flo Cha (Refurinn Kitsune).
La pop minimaliste des débuts s’étoffe et se complexifie, mêlant poésie dark, arpeggios synthétiques et rythmique wave.
Le trio semble avoir un goût très prononcé pour la froideur des machines, référence directe à une certaine culture typiquement belge de la musique de club (marquée par la house puis par la techno minimale). Les chansons de LEM évoquent tour à tour le romantisme du XIXe siècle, la new wave d’Elli & Jacno ou Polyphonic Size et le parlé/chanté fébrile de Christophe. Nullement passéiste et maniéré avec justesse, LEM, digne descendant de Maldoror, est le chaînon manquant de l’electropop européenne, entre Felix Kubin et Stereo Total.