








Lise Barkas joue de la vielle à roue et de la cornemuse, instruments dont elle explore toutes les possibilités, des sons et chuintements mis de côté par le répertoire traditionnel aux ritournelles total bourrée d'icelui.
Jeune activiste débordante d'énergie de la scène expérimentale strasbourgeoise (avec le collectif Kreis ou le label Soleils Bleus, entre autres), on a pu l'entendre souvent en solo ou accompagnée, par des artistes comme Lisa Käuffert, Yann Gourdon ou Maria Laurent herself.
Qualifié par d’aucuns de «média saboteur», Yann Leguay pratique le détournement sans concessions des normes admises en musique, dans une approche critique de l'évolution technologique. Dans des épisodes précédents, on l’a vu défoncer des micros à coup de disqueuse, jouer du disque dur comme une boîte à rythmes ou rayer des vinyles vierges au scalpel avec précision, ou taper sur une poutre jusqu'à l'épuisement.
Partisan d'une dispersion active, il s'active, du côté de la scène, en solo (Volta, Ootil, Phonotopy, 7 haïkus pour un tourne-disque), ou, en d'heureuses compagnies, avec Aymeric de Tapol dans Cancellled ou avec Inga Huld Hàkonardòttir dans Again The Sunset.
Ensemble, ils inventent une musique aux mélodies accidentées et battements heureux qui ouvre une troisième voie.
Alchimistes du XXIe siècle, ils mélangent bois, composants électroniques, vinyles, amplifications astucieuses et résonances acoustiques pour créer un tout nouvel acétylène !