


Avec Muon S, Anna Gaïotti et Jean Bender engagent un dialogue musical physique et bruitiste entre corps et instruments. Ce travail expérimental à la fois de complémentarité et de friction in situ tend à questionner la présence et la physicalité du corps dans le son, du geste qui mue et mute avec et dans le son de l’instrument électronique. Le duo organise la confusion entre ce qui est vu et entendu : Anna Gaïotti danse chaussée de claquettes amplifiées par micros dynamiques, dont les sons et signaux sont traités via un synthétiseur modulaire pour être rejoués par Jean Bender.
Elle tape, percute, gratte, frotte, glisse et utilise toutes les surfaces des fers et du cuir de la chaussure. Il met en relief textures, rythmiques et sons concrets jusqu’à les faire exploser.