



Compositrice et improvisatrice précoce, Nadia Ratsimandresy est tombée dans la musique contemporaine alors qu’elle n’avait que 9 ans. Son déclic : les Ondes Martenot, cet instrument pionnier dans la famille des synthétiseurs à la fois électronique, électrique et électroacoustique, apparu en 1928 et dont il existe 7 modèles différents.
Elle dompte petit à petit la bête et devient rapidement une des grandes spécialistes interprétant avec passion et fétichisme Messiaen, Stockhausen ou des compositeurs plus récents de la galaxie Art Zoyd Studios. Elle joue de l’Onde comme personne, faisant corps avec l’instrument, à la manière d’un Zbigniew Karkowski qui faisait corps avec son laptop. Comme lui, son geste n’est pas une pose mais bien une implication corporelle intense. Pour bien aller jusqu’au bout du son et de l’émotion. Le résultat sonore est déroutant. Entre ses doigts, le clavier électronique devient une noise machine polyphonique, qu’elle semble contenir jusqu’à l’implosion. Ondiste jusqu’au-boutiste, Nadia Ratsimandresy aime par-dessus tout partager sa passion pour l’aventure sonore. Parmi les partenaires de jeux qui ont croisé sa route, on retrouve le joueur de thérémine Laurent Dailleau, la violoncelliste Okkyung Lee ou encore l’artiste sonore Nicolas Thirion que l’on pourra retrouver le lendemain avec son installation sonore Magnetonium !