










Pourquoi donner dans les superlatifs quand l’histoire est déjà tout simplement parfaite : deux éminents représentants de la scène death metal kenyane se sont retrouvés enfermés dans le studio de Nyege Nyege en Ouganda (pour ceux.celles qui sont passé.e.s à coté, Nyege Nyege = label & festival les plus sexy d’Afrique, peut-être du monde, concernant l’innovation dans la dance music, depuis quelques années) pour passer à la moulinette Ableton leur passion du hard, des percus trad’ et de l’obscurité. Ce fut LA tarte des musiques extrêmes à l’été 2020. Car c’est bien de grindcore digital 2.0, non de dance dont il est ici question, et c’est toute la force et la (l’im)pertinence de la présence de ce disque chez Nyege Nyege. Un album comme un diptyque entre errance ambient drone colorée et coups de pression blastés et hurlés à la mort. Tiens, cette dualité beauté/violence se retrouve aussi sur la pochette de leur album, entre motifs traditionnels et côtes de bœuf à vif. Vous l’avez compris, tout un mystérieux programme, éminemment métal, que l’on brûle de découvrir à plein volume.