


Klaus Beyer fait partie du panthéon des artistes outsiders aux côtés de Daniel Johnston, les Shaggs, Space Lady ou encore R. Steevie Moore.
Tombé sous le charme hypnotique des Beatles à la fin des années 60, il veut partager sa passion avec sa mère et se met en tête de réenregistrer leurs chansons dans sa langue maternelle.
Aidé de deux magnétos à bandes, il commence ainsi méticuleusement à déconstruire avec le respect du fan tout leur répertoire, en gardant des boucles instrumentales pour pouvoir placer sa voix si particulière. Le résultat est magnifique. Sorte de karaoké cut-up expérimental et sublimement pop.
À côté de son travail sonore sur les Fab 4, il expérimente également dès 1978 le super 8, deviendra rapidement un acteur brut reconnu dans le milieu Geniale Dilletanten allemand des années 80 (Die Tödliche Doris, Einstürzende Neubauten, Frieder Butzmann) et participera notamment aux productions du cinéaste underground Christoph Schlingensief (Massacre allemand à la tronçonneuse, United Trash…)
Frank Behnke, guitariste du groupe Mutter et animateur radio, est un de ses plus fervent fan. Depuis quelques années, ce crooner brut édite sa musique, montre ses films et donne des concerts principalement en Allemagne.
C’est avec une joie immense que Sonic Protest a décidé de réinviter Klaus Beyer cette année pour une performance et un programme inédit de films qui seront montrés dans le cadre des Rencontres.