



Si vous cherchiez comment habiller musicalement votre séance de yoga, on va vous faire gagner du temps : passez votre chemin. Ambiance no-wave, tension puis relâchement tension puis tension puis tension puis déséquilibre. A l’instar de leurs compatriotes british non moins punks d’Handle, Nape Neck propose une personnification rythmique du mythe du dahu, version musique. Une vraie veine pop parcourt le corps de Nape Neck avec des voix trop cools à la sauce Thrash Kit, Automatic, ESG ou Las Kellies, mais des rythmiques anguleuses viennent vous donner l’impression que vous allez tomber de votre chaise comme en écoutant un groupe Skin Graft (esprit d’Arab on Radar, es-tu là ?).
Les micros cellules de basse hyper punk, les dissonances + les 14264 slides de guitare consacrent définitivement la fibre noise rock du groupe. Minimaliste mais sacrément ambitieux, le dernier EP porte même en son sein des excellents skillz d’enchevêtrement de voix, ce qui ne gâche rien. À la présentation interne de la programmation, la correctrice des textes SP nous a gratifié d’un : “Nape Neck c'est un des meilleurs concerts que j'ai vus l'année dernière”.
On a vu dans votre futur : votre destin vous amènera aux mêmes conclusions.